Adieux à mon Adorable Enfer


Les larmes brûlent ; ne brûlent-elles pas ?
Mes yeux brûlent d’avoir tant pleuré.
Myanmar, Mi Amor, pourquoi me maltraites-tu ?
Pourquoi sans cesse courbes-tu
Mon échine de rouges épines ?

À nous deux nous aurions pu
Rassembler les Univers
Mes côtes immergées, repues
De ton bassin clair
Myanmar, Mi Amor
Pourquoi ce déluge ?
Noé n’y est pour rien
J’épanche seule mes chagrins.

Cru en tes langues subtiles
Glissant de promesses
En paroles malhabiles

Dès lors le froid me suce
Et ce sexe encore palpitant
Gît fumant.

Myanmar, Mi Amor,
Peut-être adieu, peut-être à tort
Mon paradis défenestré
Il est l’heure pour moi de te dire : « Thwa meh ». *



AnnaJo

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* En Birman : « Je m’en vais »